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L’aversion alimentaire est souvent considérée comme une maladie par la communauté médicale. Cependant, ça n’est pas forcément le cas. Sous certains aspects, l’aversion alimentaire peut être considérée comme la caractéristique d’un enfant intelligent. Voici certains exemples :

  1. Lorsque les enfants ont expérimenté un stress considérable dans leur région buccale. Il est prouvé que pendant les soins intensifs néonatals (USIN), l’intubation et la réinsertion de la sonde d’alimentation sont sources de stress. Il existe également de plus en plus de preuves qui démontrent que des mouvements doux et lents permettent de neutraliser les éventuels traumatismes de la sphère orale du nourrisson.
  2. Lorsque les enfants n’ont pas encore goûté de liquides agréables. Auparavant, en cas d’infection de la bouche des nourrissons traités en USIN, des bâtonnets de citron étaient utilisés pour nettoyer la cavité buccale. Aujourd’hui, de petites gouttes de lait maternel sont utilisées dès que possible, à condition que l’enfant ne s’étouffe pas avec.
  3. Lorsque les enfants ont peur de la nourriture, qu’elle soit liquide ou texturée, parce qu’ils ont peur de s’étouffer. Cela pourrait être vrai, mais il ne s’agit pas d’une aversion alimentaire – tout simplement d’un processus d’autodéfense, et il démontre que l’enfant est capable de comprendre ce qu’est la nourriture.

L’aversion alimentaire est souvent diagnostiquée chez les enfants exclusivement alimentés par sonde. Toutefois, tout comme un animal rassasié ne démontre pas d’intérêt pour la nourriture, un enfant qui ne dispose que d’une brève interruption de 3-4 heures entre les nutritions, expérimente un sentiment de satiété plus long et ne ressent jamais la faim. Parfois, les enfants nourris par sonde depuis longtemps n’expérimentent jamais la sensation de faim et ne veulent pas manger. Le cycle de faim-satiété est un bel instrument de la nature qui nous pousse à nous nourrir. Prenons comme exemple les jeunes filles qui ne s’alimentent pas suffisamment et luttent contre ce cycle pour rester sveltes, puis finissent par perdre la sensation de faim. De la même façon, les bébés peuvent perdre la sensation de faim parce qu’ils n’y sont jamais exposés.

Une autre raison de l’aversion alimentaire trouve sa source chez par les parents qui proposent trop de nourriture. Le refus d’une proposition se produit uniquement lorsque l’interaction avec l’enfant n’est motivée que par cette proposition. Tout jeune homme est conscient de ce fait grâce à ses expériences dans les bars et restaurants – si il fait preuve d’impatience pour approcher une jeune fille dans le but de la séduire, il doit être prêt à faire face à un refus. La même chose se produit avec les parents. Ils n’attendent pas, comme notre jeune homme aurait dû le faire, le signal de leur enfant. Ils proposent de la nourriture à leur enfant parce qu’ils veulent obtenir de l’enfant qu’il mange. L’enfant ne se sent pas concerné par cette démarche, et refuse. Comme le jeune homme qui aurait pu séduire la jeune fille s’il avait eu la patience d’attendre un signal, surveiller les signaux émis par l’enfant permet d’obtenir de meilleurs résultats.

En conclusion, l’aversion alimentaire est la réaction intelligente d’un enfant qui ne veut pas manger, qui n’a pas faim, qui n’est pas intéressé par le repas proposé, ou plus communément, qui refuse une offre proposée trop fréquemment. Le remède à ce problème est double : d’abord, laissez la faim venir et surmontez l’anxiété qui vous pousse à vouloir nourrir votre enfant quand vous le décidez; deuxièmement, demandez du soutien. Contactez-nous et laissez-nous vous aider, vous et votre enfant, à surmonter ces problèmes d’alimentation.

Peter Scheer