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8 reasons parents continue to tube feed their children








Comment choisir un programme de sevrage de la sonde ?




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Les enfants équipés d’une sonde d’alimentation sont souvent réticents à l’alimentation orale. Il est important que les parents encouragent leur enfant par des dégustations et des stimulations orales afin de faciliter la transition vers l’alimentation orale lorsque la sonde n’est plus nécessaire. Il ne s’agit pas d’une tâche facile, car leur enfant est souvent totalement désintéressé, voire apeuré par l’alimentation orale.

Avec la nutrition entérale, l’intérêt pour l’alimentation orale décroît. Les nutritions, les quantités sondées et les horaires, tout est dicté. Il arrive parfois que les autres membres de la famille finissent par ne plus s’intéresser aux repas. Vous en arrivez à vous demander si votre enfant sera un jour en mesure de s’alimenter normalement, en particulier si la dépendance à la sonde fait son apparition.

La plupart des enfants ont été alimentés par sonde dès la naissance et n’ont jamais appris à manger.

Les parents se demandent souvent quel type d’aliments ils pourront proposer à leur enfant juste après le sevrage de la sonde. Ils sont préoccupés par les éventuels problèmes de perte de poids et de rechute de l’état de santé, ils s’interrogentsur le type de nourriture que leur enfant sera en mesure de mâcher et d’avaler et ils sont inquiets sur leur faculté à nourrir leur enfant une fois sevré. L’une des approches de notre programme consiste justement à aider les parents à retrouver confiance en eux et à leur permettre de soutenir leur enfant dans l’apprentissage de l’alimentation orale.

Lefood type de nourriture que vous pouvez proposer à votre enfant dépend en partie de son âge et de ses capacités motrices. Pour un nourrisson, il est préférable de commencer par des purées maison ou de la nourriture pour bébés. L’une des meilleures solutions est de mixer une portion du repas servi pour la famille. En fonction des progrès de votre enfant, vous pouvez réduire petit à petit le temps de mixage afin qu’il puisse progressivement s’habituer à des textures plus solides.

Dès que possible, proposez à votre enfant des aliments qu’il peut prendre lui-même en main (fingerfood), vous pouvez commencer dès l’âge de 6 mois. Optez pour des biscottes, des chips à base de pommes de terre soufflées, et d’autres aliments qui se dissolvent dans la bouche. Assurez-vous que votre enfant se tient assis, le dos bien droit et laissez à sa disposition une sélection de ces aliments au moment des repas. Au début peut-être qu’il s’amusera simplement avec, et parfois il voudra gouter.

L’alimentation autonome contribue au développement de la motricité fine. Vous pouvez encourager l’utilisation d’ustensiles en proposant des plats mixés ou à base de riz, tel que du risotto, et remplir la cuillère de telle sorte que votre enfant n’ait plus qu’à la porter à sa bouche. Cette étape est un peu salissante, mais très amusante ! Si le désordre ne vous dérange pas (placez une bâche en plastique sous la chaise de votre enfant pour faciliter le nettoyage), laissez votre enfant jouer avec des pâtes et de la sauce, il va vraiment s’amuser et ce sera l’occasion de faire de belles photos souvenirs.

Il est important de proposer une grande variété de goûts, de couleurs et de textures. N’oubliez pas que votre enfant a ses propres goûts et ses propres préférences pour certaines saveurs. Nous avons rencontré de nombreux enfants qui faisaient la moue devant un plat de poulet et de pommes de terre, avant de les voir se jeter sur du saucisson à l’ail ou des olives. N’ayez pas peur de proposer des saveurs fortes.

Certains enfants développent un bel appétit et mangent tout ce qui se présente à eux, tandis que d’autres sont plus difficiles. En tant que professionnels, nous estimons que cela dépend des goûts de l’enfant et de ses préférences en termes de consistances.

Beaucoup d’enfants préfèrent les féculents, tels que les pommes de terre, les pâtes et le riz. Ils ont l’avantage de fournir l’énergie nécessaire sous forme de glucides, mais assurez-vous que votre enfant obtient également des
apports suffisants en protéines et en lipides.

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Les protéines sont des composants fondamentaux de notre organisme et sont présents principalement dans la viande et les œufs. Les vitamines A, D, E et K nécessitent des apports en lipides pour être absorbées, et notre corps utilise les graisses pour fabriquer de nouvelles cellules. Certains aliments qui sont plus riches en gras permettent aux enfants qui mangent peu d’obtenir plus de calories avant de se sentir rassasiés. Pendant cette période, les enfants peuvent manger des plats frits et riches en crème, ainsi que du lait entier, du beurre et de la crème glacée, car ils leur
permettent de stabiliser leur poids.

Au fur et à mesure que votre enfant grandit et qu’il gagne en autonomie, essayez de lui proposer autant que possible les mêmes aliments que ceux servis au reste de la famille. Cela permet de l’encourager sans rajouter de pression et il peut apprécier les mêmes plats que tout le monde. Cela vous facilite également la vie car vous n’êtes pas obligé de préparer à chaque fois un plat différent. Impliquez votre enfant dans la préparation des repas : éplucher, laver, réduire en purée ou mélanger permet d’éveiller son intérêt et de l’inciter à goûter et à manger.

En tant que parents, vous contrôlez la nature des aliments proposés et le moment opportun, mais votre enfant est libre de l’accepter ou de la refuser. Il est important d’avoir souvent de la nourriture à portée de main. Cela permet à votre enfant d’apprendre à reconnaître les signaux de faim et de satiété, et cela l’encourage à essayer de nouvelles saveurs. À terme, essayez de résister à la tentation d’offrir de la nourriture comme une récompense ou d’offrir des récompenses lorsque votre enfant mange. Entreprenez plutôt des activités qui creusent l’appétit, et mangez régulièrement devant lui pour montrer l’exemple.

Ces conseils s’appliquent à tout enfant qui apprend à manger. Il n’y a pas de restriction quant au type de nourriture que votre enfant peut manger après le sevrage. Si vous décidez de participer à l’un de nos programmes de sevrage, notre équipe de médecins de thérapeutes sera disponible pour vous conseiller, y compris après le sevrage.

Samuel Scheer